Blog

Investir en Afrique : 3 clés pour éviter la faillite !

Investir en Afrique : 3 Clés pour éviter la faillite

Je tenais à faire cet article tant il est vrai que l’Afrique regorge d’opportunités. Rien que le fait d’y penser, je suis très excité à l’idée de savoir l’ampleur de ce qu’il y’a à faire ! Comme j’aime communément le dire : l’Afrique, c’est la terre de toutes les possibilités ! On peut se lever le matin, avoir une idée et en peu de temps, avec peu de moyens, réaliser le projet que l’on a en tête ! En y pensant, cela peut sembler complètement fou, et pourtant c’est vrai ! C’est ce que certains appellent l’innovation « frugale » (traduction en français : « le système D »).

Ceci étant dit, le fait d’avoir autant de possibilités à portée de main ne doit pas nous faire oublier certains prérequis. Parmi ceux-ci, je te citerai les plus importants à mes yeux. Tout d’abord, il est impératif  de bien cibler le marché et de mener une étude approfondie de celui-ci. Je me rappelle qu’une fois lors d’un rendez-vous de crowdfunding dans Paris,   j’ai eu l’agréable opportunité de discuter avec un banquier avec qui j’ai gardé bon contact. Ce dernier travaillait à la banque BOA de Côte d’Ivoire. Il était spécialisé dans la branche « investissement ». Lorsque je lui ai fait part de mes investissements et de mon engagement pour l’Afrique, il m’a salué et félicité. Mais, il m’a fait savoir, le ton agacé, qu’il était rentré en France tout simplement parce qu’il en avait assez de voir, permettez-moi l’expression, « des plaisantins » qui se lançaient dans une affaire sans business plan, sans avoir étudié correctement leurs marchés et donc qui étaient voués à essuyer échec sur échec. Tu dois savoir qu’en Afrique, comme ailleurs, il te faut considérer ton banquier comme un partenaire pour l’expansion de tes affaires. Le fait d’entretenir une relation étroite avec ton banquier t’assure un gage de sécurité et de sérénité notamment pour les prises de contrat public (j’en parlerai dans un autre article) et le déblocage de fonds.

Cette riche discussion avec ce banquier m’a donné envie d’écrire cet article. J’ai tiré trois points de cet échange, qui à mon sens sont des clés que tout investisseur désirant s’installer sur le marché africain  doit avoir bien en tête. Et ceci est vrai, quel que soit le niveau de maturité de ton projet. Bien entendu, je reste persuadé qu’il y’ a d’autres clés plus spécifiques au business dans lequel tu comptes te lancer.  Cela dit, les clés que je m’en vais te présenter me semblent fondamentales quelle que soit l’activité que l’on souhaite lancer sur le continent. Si tu n’as pas encore en tête ces points, je te conseille vivement de les prendre en compte. Ça te permettra de gagner du temps, de l’argent et d’être encore plus armé que tu ne l’es déjà !

 

Les 3 clés pour éviter la faillite

 

1 – Réaliser un Business Plan solide qui inclut le « facteur risque »

Contrairement à la pratique en Europe, lorsque je fais un business plan pour un investissement en Afrique, j’inclus une case sur mes prévisions à 3 ans, c’est la case « facteur risque ». Que contient cette case ? C’est tout simplement une estimation de tous les imprévus que j’anticipe et que j’imagine pouvoir arriver durant le  projet, de la phase de démarrage à la phase finale, l’entrée en l’exploitation réelle qui est le lancement des activités. Je peux t’assurer qu’il y’a des surprises en tout genre. En pratique, je provisionne entre 8% et 15% du budget global.  Donc pour avoir le moins d’inquiétudes possible,  il te suffit simplement d’inclure cette case dans ton tableau. Tu auras alors de quoi rebondir et au pire, cela te fera de la trésorerie (FDR) en plus lors du lancement.

2- Savoir prendre son temps

Le titre te paraît-il surprenant ? J’imagine que oui. Je t’explique. A mon sens, et sans vouloir être péjoratif, le rapport au temps est un peu différent selon qu’on soit en Europe ou en Afrique. Ne pas prendre en compte ce point peut causer beaucoup de pertes financières et de temps. L’investisseur en Afrique doit être prêt à accepter que les choses ne se font pas toujours aussi vite qu’en Europe il faut appliquer la Loi de Murphy plus qu’ailleurs ( Loi de Murphy : toute chose prend plus de temps qu’on ne l’avait prévu ) . Chose improbable en Europe mais réaliste en Afrique, le timing qu’on se fixe pour réaliser une tâche, honorer un rendez-vous, demander un service doit toujours être surestimé pour éviter toute surprise. Des anecdotes relatives à ce que j’avance, j’en ai beaucoup. Pour être plus concret au regard de mon expérience, voici un exemple. On a eu un retard de 5 mois sur l’ouverture de notre boutique à  Kinshasa, car la société de Fret s’était engagée sur  des dates successives de livraison de notre marchandise qu’elle n’honorait pas. Elle annonçait une date puis à la dernière minute, elle la reculait. On s’était mis d’accord sur une date car on avait déjà pris nos billets pour Kinshasa.  Arrivés en Afrique, une fois les travaux de la boutique terminés, nous devions aller récupérer la marchandise. Le jour convenu, la société de Fret nous indique que le camion livreur est en panne dans la brousse. Mais en réalité, la marchandise n’était pas arrivée.  J’ai dû faire un aller/retour en France pour régler certaines choses et revenir réceptionner la marchandise et faire l’inventaire avec mon vendeur. Si tout comme moi, tu te lances dans l’import/export, assures-toi au préalable que la marchandise est bien arrivée sur place. Je te recommande de t’appuyer sur une personne tierce en qui tu peux faire confiance et ensuite de prendre ton billet pour poursuivre l’aventure. Si tu es dans un autre business, rajoute un espace-temps entre chaque étape de ton projet afin d’être certain que tu pourras  démarrer sereinement.

 

3 – S’entourer d’une bonne équipe

Tu te doutes bien comme moi, qu’une bonne entreprise se bâtit avec une bonne équipe. Je tiens à souligner que plus qu’en Europe, l’équipe doit être choisie avec soins. Si tu n’en as ni le temps ni les compétences, je te conseille de déléguer cette tâche à une société de prestations de services. Ceci est d’autant plus efficace si comme moi  tu es amené à ne pas être sur place en permanence. Il va falloir faire en sorte d’avoir une équipe cohérente et en phase avec ta vision et le développement de tes affaires. Je parlerai dans un autre article du recrutement du personnel et comment manager son personnel à distance.

 

J’espère que cet article t’aura plus,dis moi en commentaire ce que tu en pense. N’hésite pas, si tu ne l’a pas encore fait, à télécharger gratuitement mon E-book « 7 raisons d’investir en  Afrique ».


À ton succès
Joël kolela
#GoAfrica

Auteur


Avatar