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Le rôle de la diaspora africaine en Occident (Europe, États-Unis, Asie, etc) constitue un facteur majeur du développement de l’Afrique à long terme. La diaspora est attendue et appréciée sur le territoire, tant pour son positionnement géographique, linguistique et culturel. L’Afrique en a besoin.



La diaspora fait vivre grand nombre de familles en Afrique, tout pays confondu, par le biais de transactions via mandat cash type Money Gram ou Western Union. Selon l’institution de Bretton Woods, les envois de fonds des migrants ont atteint 429 milliards de dollars américains en 2016. Notons que ce chiffre est en recul de 2,4% en 2015. Selon la Banque Mondiale, les transferts d’argent de la diaspora vers l’Afrique subsaharienne sont en baisse depuis deux ans.

Pour autant, cet indicateur (il y’en a d’autres) prouve que la diaspora constitue l’un des poumons du développement africain. Toutefois, ma conviction et celle de tous les amoureux de l’Afrique est que ce mouvement doit s’accélérer mais, sous l’angle des investissements. La diaspora a sa carte à jouer.

De nombreux africains vivant à l’étranger ont un profond sentiment d’attachement à leurs pays d’origine et veulent contribuer à leur développement. Selon le docteur Girma Tefera, président de l’Ethiopian-American Doctors Group (EADG), basé aux États-Unis, les professionnels appartenant à la diaspora ont un réel désir de changer les choses dans leur pays d’origine grâce à leur expertise et à leurs compétences. « La motivation première de nombre de mes collègues est de redonner à la société de leur pays d’origine dans son ensemble », a dit M. Tefera en parlant des 171 médecins éthiopiens travaillant aux États-Unis qui se sont engagés à donner de leur temps et de leur argent pour un projet de l’EADG consistant à construire un hôpital ultramoderne à Addis Abeba. [Source : http://www.un.org/africarenewal/fr/derni%C3%A8re-heure/les-transferts-dargent-de-la-diaspora-une-source-de-d%C3%A9veloppement ]

Je tiens à souligner que de nombreuses start-up africaines voient le jour et sont en plein essor. Notamment dans le secteur des prestations de services alimentaires (comme Afrimarket et Sasayez.com). Un autre secteur en plein essor, c’est celui des nouvelles technologies. Selon une étude du fonds d’investissement Partech Ventures, les sommes investies dans les entreprises du secteur des nouvelles technologies en Afrique ont bondi de 30% l’an dernier, passant en un an de 276 à 366,8 millions de dollars. « L’investissement dans les technologies à travers toute l’Afrique a été multiplié par 8,7 en quatre ans. C’est tout simplement fou », écrit l’auteur du rapport, Cyril Collon, associé chez Partech Ventures et ancien vice-président des ventes pour l’Europe et l’Afrique du turc Verscom Solutions. Le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Égypte représentent à eux trois près de 80% des investissements dans le secteur des nouvelles technologies en Afrique.

 
C’est donc le moment pour la diaspora de participer encore plus activement à cet accroissement exponentiel des investissements en Afrique. Elle a plusieurs atouts à son égard. D’abord le « brain drain » (drainage des cerveaux). Elle porte en elle tous ces jeunes africains partis pour faire des études. En retournant en Afrique, ils pourraient par leurs savoirs acquis en Occident, transmettre des compétences et des connaissances aux générations à venir et ainsi augmenter le niveau d’apprentissage des travailleurs sur place mais aussi renforcer la capacité et la qualité de production des entreprises africaines.

Ensuite, d’autres peuvent, au travers de leurs économies réalisées en Occident, créer des business rentables qui auront au moins trois conséquences :

• La première : accroître leur patrimoine et richesse personnelle en prévision d’un retour à long terme en Afrique ou comme moi d’augmenter, considérablement leur pouvoir d’achat tout en étant resté en Europe,

• La deuxième : créer de la richesse au service de la « collectivité » dans le pays, baisser donc le taux de chômage, créer de la valeur en transmettant un savoir,

• La troisième : adopter une attitude sociale en soutenant les associations dans leur travail pour la reconstruction de l’Afrique (via le soutien aux enfants de la rue, des veuves et autres). Voilà pour ma part où je vois la diaspora. Il y a beaucoup d’autres choses à dire. Je t’en parlerai certainement dans un autre article. En tout cas, si tu ne l’as pas encore fait, je t’invite véritablement à réfléchir sur ce sujet… de nombreux conseils et témoignages seront promulgués sur mon blog.

En espérant que cet article t’aura plu, n’hésite pas, si tu ne l’a pas encore fait, à télécharger mon E-book « Etude de cas sur l’investissement en Afrique ». Tu peux aussi t’abonner à ma page Facebook et YouTube pour me suivre.

À ton succès !
Joël Kolela

PS : Si tu ne l’as pas encore fait, je t’invite à télécharger gratuitement mon E-book sur les « 7 raisons d’investir en Afrique »
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